L’avitaillement

Le terme désigne l’ensemble des opérations d’approvisionnement du navire en carburant, eau, glace, vivres, etc. Les opérations d’avitaillement dépendent évidemment de la taille du navire et des installations présentes à bord, de la durée prévisionnelle de la marée, de la route prévue, du nombre de marins à bord…
Par extension, le service d’avitaillement, historiquement proposé sur les ports par les Coopératives Maritimes d’Avitaillement, concerne également la fourniture de matériels de pêche, bouées, câbles et cordages, d’équipements professionnels des marins (gants, bottes, vêtements marins par exemple), d’équipements radio-électriques, mécaniques, électroniques ou encore de consommables type lubrifiants, peintures, etc.
Les documents de bord
Le Capitaine du navire de pêche doit avoir à bord un certain nombre de documents et être en mesure de les présenter en cas de contrôle en mer. On peut citer le titre unique, le permis d’armement, les titres de sécurité, la liste d’équipage, les livrets professionnels maritimes et les titres principaux et complémentaires de qualification professionnelle maritime des membres d’équipage, les copies des contrats de travail, le Document Unique de Prévention, etc. Certains de ces documents peuvent être présentés au format électronique.
Embarquer un observateur

Les pêcheurs professionnels sont régulièrement sollicités pour embarquer un ou plusieurs observateurs en mer, au titre de projets techniques et scientifiques visant par exemple l’amélioration de la sélectivité des engins de pêche et la réduction des captures indésirées, l’acquisition de connaissances sur les pratiques et le milieu marin, la décarbonation de la filière et la réduction des coûts énergétiques, ou encore le test de matériel électronique.
Accéder
AUX ZONES DE PÊCHE

Le rayon d’action de chaque navire de pêche est contraint par son genre de navigation, qui détermine la durée maximale de la marée, et par sa catégorie de navigation qui détermine la distance d’éloignement maximale autorisée depuis le port de départ. Le coût du carburant influe également sur le choix des zones de pêche.
Partir pêcher, c’est aussi s’imprégner des règles d’encadrement des pratiques dans les zones de pêche fréquentées. Quotas, autorisations de pêche, mesures techniques, déclarations des captures, mesures de protection du milieu marin… : La gestion des pêches est spatialisée.
« La mer, espace infini de liberté… pas tout à fait »
Le référentiel des zones
Sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus connus sous son acronyme anglais FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations), les zones de pêche du globe ont été divisées en grandes régions de gestion, appelées « zones FAO ».
Les adhérents de Pêcheurs d’Aquitaine travaillent dans la zone FAO 27 correspondant à l’Atlantique Nord-Est. Le consommateur retrouve d’ailleurs la mention de la zone de pêche FAO sur les étiquettes de traçabilité des produits de la mer.

Sous-zones et divisions CIEM
Les mesures de gestion prises au titre de la politique commune des pêches s’appuient sur ce référentiel spatial.
Les quotas de capture sont ainsi définis par espèce à l’échelle d’une ou plusieurs divisions CIEM, qui constituent alors l’unité spatiale de gestion du stock concerné.
Les déclarations de pêche des producteurs s’effectuent également sur la base du référentiel zonal du CIEM, à l’échelle la plus fine du rectangle statistique.
Les limites administratives de la ZEE
L’exploitation des ressources halieutiques est permise en vertu du droit maritime s’exerçant dans les espaces sous souveraineté ou juridiction de chaque Etats côtiers.

La protection du milieu marin

Les divers impacts des activités de pêche sur les écosystèmes, y compris sur les habitats des espèces marines, sont pris en compte dans un certain nombre de Directives ou Plans d’actions européens et nationaux visant au bon état écologique (BEE) du milieu marin et au maintien de la biodiversité. La définition du BEE repose sur des travaux scientifiques et techniques menés depuis 2010 par un ensemble d’établissements publics : ANSES, BRGM, CNRS, MNHN, SHOM, animés et coordonnés par l’Ifremer et l’Office Français de la Biodiversité (OFB) qui regroupe lui-même depuis 2020 les agents de l’Agence Française pour la biodiversité (AFB) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Les Aires Marines Protégées sont devenues un des principaux outils de protection de la biodiversité marine. Leur création est prônée au niveau mondial. Les outils juridiques adossés à la désignation d’aires marines protégées sont au nombre de sept : les cantonnements de pêche, les concessions, les réserves naturelles, les parcs nationaux, les parcs naturels marins, les zones Natura 2000 en mer, les zones concernées par un arrêté de Biotope. Les Etats Membres de l’Union européenne se sont en outre engagés à définir des Zones de Conservation Halieutiques et des Zones de Protection Forte pour renforcer la protection au sein des AMP.
« Le déploiement des stratégies nationale et européenne de protection des écosystèmes impacte les zones de pêche et le déroulement des activités de pêche professionnelle en mer »

Tous ces outils en faveur de la préservation des écosystèmes viennent compléter l’encadrement spécifiques des activités de pêche défini dans le cadre de la Politique Commune des Pêches.
Sur les sites Natura 2000 en mer et dans le périmètre des Parcs Naturels Marins, les activités de pêche font l’objet d’une analyse de risque pêche de porter atteinte aux objectifs de conservation des espèces et des habitats d’intérêt communautaire qui sont à l’origine de la désignation du site à protéger. Les résultats des analyses de risque servent de base aux instances de gouvernance des sites pour décider de la mise en place de mesures de gestion des activités de pêche en interaction avec les espèces et/ou les habitats à protéger.
Les analyses de risque et, le cas échéant, la définition d’un cadre contraignant concernent également les autres usages en mer ayant un impact sur l’environnement dont les énergies marines renouvelables (éolien par exemple), l’extraction de granulats marins, le dragage-immersion de sédiments et la pêche de loisir.
La cohabitation des usages en mer
Outre leur valeur patrimoniale, les espaces maritimes et littoraux de l’Europe sont essentiels d’un point de vue social et économique aux nombreux usages qui s’y déroulent. Ils sont des sources d’approvisionnement en produits de la pêche mais aussi des voies commerciales et de transport, des lieux de production d’énergie (éolien en mer) et d’extraction de ressources minérales, des lieux de résidence et de loisirs.
« Le déploiement des stratégies nationale et européenne de planification des usages en mer impacte les zones de pêche et le déroulement des activités de pêche professionnelle »

L’effet cumulé de toutes les interactions de ces activités avec le milieu marin ne doit pas provoquer sa dégradation, ni engendrer de conflits liés à la densification des usages, au risque de fragiliser l’énorme potentiel que représentent les mers et les océans.
La Politique Maritime Intégrée pour l’Union Européenne fournit un cadre politique pour le développement écologiquement viable de toutes les activités liées à la mer, notamment les transports maritimes, la pêche, l’énergie, la surveillance et le contrôle des mers, le tourisme, l’aménagement du littoral, la recherche scientifique et la préservation du milieu marin : c’est ce que l’on appelle la planification de l’espace marin.
En cohérence avec cette approche nouvelle des enjeux maritimes et littoraux, la France a construit sa politique maritime intégrée nationale au travers de la stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML), qui constitue le document de référence pour la protection du milieu, la valorisation des ressources marines et la gestion intégrée et concertée des activités liées à la mer et au littoral. Les conseils maritimes de façade sont l’instance de concertation dédiée pour la déclinaison de la SNML à l’échelle de chaque façade maritime qui sont, en métropole, la Manche-Mer du Nord, les Mers celtiques, le golfe de Gascogne et la Méditerranée occidentale. L’instrument central de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la mer et le littoral est le document stratégique de façade (DSF) qui précise et complète les orientations de la stratégie nationale au regard des enjeux économiques, sociaux et écologiques propres à chaque façade. Les Préfets coordonnateurs, Préfet Maritime et Préfet de Région, s’appuient sur les Directions Interrégionales de la Mer pour la mise en œuvre des DSF.
La sélectivité
DES ENGINS DE PÊCHE

Quel que soit l’engin de pêche utilisé, ses caractéristiques et la technique de déploiement mise en œuvre sont directement fonction de l’espèce recherchée (ou du groupe d’espèces), que l’on appelle l’espèce ciblée. Les captures d’espèces ciblées peuvent s’accompagner de prises accessoires que le pêcheur valorise également. L’objectif de tous les pêcheurs est de limiter au maximum les captures d’espèces indésirées, comme les poissons trop jeunes (juvéniles), les espèces qui n’ont pas de valeur commerciale ou encore les espèces protégées dont la capture est interdite. L’intérêt premier est évidemment la préservation de la ressource et de l’environnement en général, qui va de conserve avec la pérennité et la durabilité des activités de pêche. L’intérêt économique est aussi de court terme puisque le pêcheur cherche à limiter son travail de tri sur le pont.
Le cœur du métier de pêcheur réside donc dans sa capacité à sélectionner avantageusement pendant l’opération de capture les espèces et les tailles de poisson qu’il souhaite pêcher, en laissant s’échapper les autres. : C’est ce qu’on appelle la sélectivité.
« Trier sur le fond plutôt que sur le pont »

On parle de sélectivité intra-spécifique quand on cherche à sélectionner des poissons d’une même espèce en fonction de leur taille, par exemple pour éviter la capture de jeunes individus qui ne se sont pas encore reproduits (juvéniles) ou d’individus âgés qu’on souhaite préserver pour leurs qualités de géniteur.
On parle de sélectivité inter-spécifique quand on cherche à sélectionner certaines espèces et à éviter les autres.
La sélectivité concerne tous les engins de pêche. Elle est fonction de nombreux facteurs qui déterminent la composition des captures en espèces et en tailles :
-
- Les caractéristiques techniques des engins : taille des mailles (maillage), épaisseur et couleur des fils, type d’hameçon, hauteur des filets, type de bourrelets pour le chalut, longueur des funes, etc
- La technique de déploiement de l’engin : nature des appâts, position de l’engin dans la colonne d’eau, temps d’immersion, vitesse de remorquage…
- Le lieu de pêche : nature des fonds, proximité de la côte, profondeur…
- Les conditions environnementales : météo, houle, température, salinité…
- Le comportement des espèces : leur taille, leur forme, les paramètres biologiques propres à chaque espèce peuvent mener à des comportements d’échappement différents
- Les moyens électroniques en perpétuel progrès, qui permettent de visualiser les bancs de poissons et leur composition, notamment en espèces et en tailles
- Et bien entendu la saisonnalité, qui marque les différents stades de vie des poissons, et détermine les périodes propices à la capture des ressources halieutiques.
Dans la réglementation, de nombreuses mesures sont basées sur cette notion de sélectivité, utilisée comme outil de gestion des activités de pêche :
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- Les « mesures techniques » concernent les engins de pêche et leurs caractéristiques. Notamment le maillage, c’est-à-dire la taille de la maille du filet, est adapté à la taille des individus ciblés.
Un certain nombre de dispositifs technologiques existent et sont obligatoires : ajout de grilles d’échappement sur le dessus du chalut, répulsif acoustique pour éloigner les espèces indésirées…
- Les « mesures techniques » concernent les engins de pêche et leurs caractéristiques. Notamment le maillage, c’est-à-dire la taille de la maille du filet, est adapté à la taille des individus ciblés.
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- La sélectivité peut aussi prendre la forme :
- d’une mesure spatiale : fermeture de zones à la pêche
- d’une mesure temporelle : arrêt biologique des navires sur une période donnée, généralement quand juvéniles et/ou reproducteurs sont abondants
- La sélectivité peut aussi prendre la forme :

Les mesures techniques
Les mesures techniques font référence à un ensemble de règles qui encadrent les modalités d’exercice de la pêche et les conditions de déploiement des engins dans les eaux de l’Union Européenne, selon une approche écosystémique. Les mesures techniques comprennent :
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- des spécifications en matière de conception et d’utilisation des engins de pêche, y compris la définition de maillages dits de référence et l’obligation d’équipement des engins en dispositifs sélectifs
- des tailles minimales de référence de conservation, destinées à protéger les juvéniles de nombreuses espèces
- des interdictions de pêche des espèces sensibles, visant à protéger notamment certaines espèces de requins et de raies
- un cadre pour la mise en œuvre de mesures d’atténuation visant à réduire au minimum et si possible à éliminer la capture des espèces marines sensibles, telles que les mammifères marins, les oiseaux de mer et les reptiles marins
- un cadre permettant la définition de zones à accès restreint ou de règles de fermeture de zones en temps réel, pour la protection des regroupements de juvéniles et de reproducteurs
Les dispositifs de réduction des captures indésirées

Un certain nombre de dispositifs technologiques existent et sont obligatoires : ajout de grilles d’échappement sur le dessus du chalut, répulsif acoustique pour éloigner les espèces indésirées… On peut citer les dispositifs « classiques » visant à permettre l’échappement des prises que l’on ne souhaite pas conserver dans le chalut (source Ifremer) :
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- une grille souple avec des barreaux circulaires dont l’espacement est adapté à l’espèce ciblée (adapté du système utilisé pour éviter les captures de tortues dans les pêcheries tropicales)
- un panneau de mailles carrées ou un cylindre intégré dans la partie arrière d’un chalut
- un panneau ou cul de chalut en T90
- des grands maillages dans la partie avant du chalut
- une nappe séparatrice qui divise le chalut en 2 compartiments superposés et qui permet d’adapter la sélectivité en fonction des espèces présentes dans chacun des compartiments
- le radial escape section ou RES qui tient compte des différences de comportement entre les espèces (notamment poissons et crevettes) et par un obstacle placé à l’intérieur du chalut oblige les poissons à s’échapper à travers un cylindre de mailles carrées
Des partenariats pêcheurs/scientifiques visant le développement de dispositifs de mitigation sont régulièrement montés. Ils permettent d’explorer des voies complémentaires, comme la détection acoustique couplée à la vidéo qui permet d’évaluer, avant capture, la nature et la taille des espèces. C’est par exemple l’objet du projet GAME OF TRAWLS de l’Ifremer.
Des systèmes sont par ailleurs développés pour éloigner les mammifères marins des engins de pêche :
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- les pingers. Ils émettent des signaux acoustiques indicatifs ou répulsifs.
- les réflecteurs. Grace auxquels on cherche à rendre le filet détectable, « visible », par les cétacés

Le tri
SUR LE PONT
L’obligation de débarquement
La Politique Commune des Pêches poursuit l’objectif de réduire les captures indésirées en imposant aux navires de pêche de l’Union l’obligation de débarquement des espèces soumises à quotas (interdiction des rejets). La réglementation elle-même étant à l’origine d’une partie des rejets en mer, du fait par exemple des tailles minimales de référence de conservation, des quotas, des règles de composition des captures…, l’obligation de débarquement a constitué un véritable changement de paradigme en imposant que toutes les captures d’espèces sous quotas soient conservées à bord par les pêcheurs, déclarées, débarquées et décomptées des quotas (sauf pêche pour l’appât vivant).
« Malgré l’introduction d’un certain nombre d’exemptions, l’obligation de débarquement reste incompatible avec certaines réalités du terrain »
Le risque de « choke species » (« espèces limitantes ») a rapidement été identifié comme un enjeu fort pour les pêcheurs, notamment pour les pêcheries mixtes, exploitant un panel important d’espèces sous quotas. Les navires ne devraient plus partir en mer dès lors que le quota d’une espèce est atteint (l’espèce limitante), et que la poursuite de la pêche sur d’autres espèces présente le risque de captures conjointes de l’espèce pour laquelle les possibilités de pêche sont épuisées.


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Retrouvez toutes les infos utiles dans le dossier technique « obligation de débarquement » : exemptions à l’obligation de débarquement, modalités de déclaration des rejets, conditions de stockage à bord, travaux de sélectivité

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Retrouvez toutes les infos utiles dans le dossier technique « obligation de débarquement » : exemptions à l’obligation de débarquement, modalités de déclaration des rejets, conditions de stockage à bord, travaux de sélectivité
Les normes sanitaires
Comme tous les opérateurs de la filière agro-alimentaire, les exploitants des navires de pêche sont soumis à un ensemble de normes d’hygiène, de sécurité sanitaire et de traçabilité dont les objectifs sont la protection de la santé des consommateurs et la libre circulation des denrées alimentaires dans la Communauté Européenne. Les règlements européens composant le « Paquet Hygiène » définissent les obligations spécifiques aux professionnels opérant au stade de la production primaire, incluant les pêcheurs.
« Le Paquet Hygiène s’applique à toutes les activités du pêcheur, à bord du navire comme à terre »

Le pêcheur professionnel est responsable de la qualité sanitaire des produits qu’il propose à la vente. Des critères organoleptiques, microbiologiques, chimiques et biologiques fondent une obligation de résultat. Le producteur est assez libre sur les moyens et mesures à mettre en œuvre pour maitriser les risques de contamination ou de dégradation des produits de la mer qu’il manipule. La maitrise du risque sanitaire à bord repose sur la mise en œuvre de bonnes pratiques d’hygiène.

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Retrouvez toutes les infos utiles dans le dossier technique « obligation de débarquement » : exemptions à l’obligation de débarquement, modalités de déclaration des rejets, conditions de stockage à bord, travaux de sélectivité

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Consultez les guides de bonnes pratiques d’hygiène (GBPH) tenus à votre disposition par l’OP
Manipulations à bord sans agrément sanitaire
- abattage
- saignée
- étêtage
- éviscération
- prélèvement des oeufs et des foies
- mise en queue des lottes, mise en aile des raies (non pelées)
L’ABATTAGE IKEJIME
L’ABATTAGE IKEJIME
Le conditionnement-stockage à bord
Le niveau de tri primaire effectué à bord en vue de la mise en marché, dépend de la pêcherie concernée et de la configuration de chaque navire. Ce premier tri anticipe plus ou moins les normes de commercialisation qui s’appliqueront aux produits au plus tard au moment de leur mise en marché et qui dépendent aussi du mode de mise en marché choisi.
Les navires ciblant les petits pélagiques (sardine, anchois…) pêchent des volumes importants de petits poissons qu’il n’est matériellement pas possible de trier complètement à bord. Pour d’autres, la réglementation impose un tri, un arrimage séparé et la tenue d’un plan de cale pour faciliter les contrôles en mer portant sur les espèces soumises à plan de gestion européen.
Au titre des mesures de contrôle de la pêcherie de thon rouge, la réglementation va jusqu’à imposer le marquage individuel des poissons conservés à bord.
En dehors des cas spécifiques et quand c’est possible, le tri primaire des produits est effectué à bord au moins par espèce et par présentation (produits entier/éviscéré/étêté/en queue…).
S’il existe plusieurs manières de conditionner et de stocker les produits à bord, en vrac dans des compartiments, en cuve de baillage eau de mer/glace, en bacs de criée…, l’abaissement rapide de la température à cœur du poisson autour de la cible de 0°C/2°C et le respect de la chaine du froid reste la première préoccupation du pêcheur.
La déclaration
DES CAPTURES
Tous les navires de pêche professionnelle doivent déclarer leurs activités de pêche aux autorités de contrôle de leur Etat Membre. Selon la taille de son navire, le pêcheur est soumis à un formalisme et des délais de transmission plus ou moins contraignants selon qu’il doit remplir :
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- une fiche de pêche (FDP) : navires de moins de 10 m, transmission une fois par mois
- un journal de pêche au format papier (JPP) : navires entre 10 et 12 m, remplissage une fois par 24h, transmission dans les 48 h qui suivent le débarquement
- un journal de pêche au format électronique (JPE) : navires de 12 m et plus. Les informations déclaratives sont complétées et transmises une fois par 24 h, sous la forme de messages unitaires au Centre National de Surveillance des Pêches, dans un ordre précis et dans des délais fixés par la réglementation.


La déclaration de capture comporte notamment : les dates de départ et de retour au port, les dates de capture, les caractéristiques des engins de pêche déployés durant la marée, le temps de pêche et le nombre d’opérations de pêche réalisées par jour, la ou les zones de pêche fréquentées et l’estimation du poids des captures, par espèces détenues à bord, rejetées ou remises à la mer (en kilogramme de poids vif ou en nombre d’unités).
La déclaration de capture comporte notamment : les dates de départ et de retour au port, les dates de capture, les caractéristiques des engins de pêche déployés durant la marée, le temps de pêche et le nombre d’opérations de pêche réalisées par jour, la ou les zones de pêche fréquentées et l’estimation du poids des captures, par espèces détenues à bord, rejetées ou remises à la mer (en kilogramme de poids vif ou en nombre d’unités).




