L'OP Pêcheurs d'Aquitaine

En quelques chiffres

0
millions d'euros de chiffre d'affaires annuel à la première vente
0
navires de pêche membres
0
tonnes débarquées chaque année
L'unité dans la diversité

DE NOMBREUX METIERS PRATIQUÉS

La vie aquatique au sein de la colonne d’eau s’organise en plusieurs strates et les espèces occupent des habitats préférentiels qui se répartissent entre la surface et le fond.

Il existe donc des engins conçus pour travailler sur le fond et capturer des espèces benthiques, conçus pour travailler en pleine eau et capturer des espèces pélagiques…

« L’engin de pêche et la technique de pose associée sont adaptés à l’espèce, ou aux espèces ciblée(s) » 

La plupart des techniques de pêche sont représentées au sein de notre Organisation de Producteurs. Ce large éventail de pratiques mène à la production de plus de 150 espèces différentes chaque année.

Le saviez-vous ?

Dans la pêche, on appelle « métier » la combinaison d’un engin de pêche, d’une espèce-cible et d’une zone de pêche. On parle donc par exemple du métier du « filet-trémail à sole dans le golfe de Gascogne ». La « pêcherie » quant à elle est une entité de gestion cohérente géographiquement où opèrent différents métiers. Pour garder notre exemple, la pêcherie de la sole commune du golfe de Gascogne comprend les métiers du filet-trémail et du chalut de fond. La pêcherie est souvent l’unité de gestion pertinente pour la mise en œuvre de la réglementation et de l’encadrement de la capacité de pêche, au travers notamment des différents régimes d’accès à la ressource  ou de l’application des mesures techniques . L’approche par pêcherie cherche aussi à prendre en compte les prises accessoires réalisées lors de la capture de l’espèce-cible.

Les fileyeurs à l’OP

Les fileyeurs hauturiers à merlu

Moins de 10 adhérents / navires de 24 à 34 m / marées de 7 à 10 jours

Ciblé au filet droit, le merlu représente plus de 95% des prises des fileyeurs hauturiers adhérents de l’OP.
Leur rayon d’action est grand : ils travaillent à l’ouest de l’Irlande (sous-zone CIEM VII) et dans le Golfe de Gascogne (sous-zone CIEM VIII) voire en Ouest-Ecosse (sous-zone CIEM VI). Quand ils choisissent de débarquer leur production à proximité de leur zone de pêche, ils travaillent généralement depuis une base avancée (Irlande). Le poisson n’est pas commercialisé sur place, il est rapatrié par camion vers un point de vente français ou espagnol.

Les fileyeurs côtiers à merlu

Environ 15 adhérents / 9,5 m de longueur moyenne / marées < 24 h

Les fileyeurs côtiers travaillent principalement au filet droit quand ils ciblent le merlu européen. Les adhérents affichent des degrés de dépendance au merlu assez variés puisque l’espèce représente selon les navires entre 20 et 50% des captures de l’année réalisées au filet. Les stratégies individuelles sont diverses en ce qui concerne les captures d’autres espèces, au filet droit, au trémail voire même un complément d’activité à la ligne : pêche de la bonite en saison, du maquereau, du bar, du maigre ou encore des sparidés (dorades, marbrés, sars…).

Les trémailleurs à sole

Environ 15 adhérents / 16 m de longueur moyenne / marées de quelques jours

Une partie des fileyeurs côtiers adhérents de l’OP exploitent principalement la sole commune, dans le golfe de Gascogne, à l’aide de trémails. L’espèce représente entre 20 et 50% des captures réalisées dans l’année (en volume). La sole commune peut représenter jusqu’à 75% du chiffre d’affaires annuel du navire.
Les captures au filet sont complétées par bar commun, seiche, sole-pole, mais aussi merlu et baudroie dans des proportions qui dépendent de la stratégie de diversification adoptée par le navire.

Les fileyeurs côtiers polyvalents

Environ 15 adhérents / 9 m de longueur moyenne / marées < 24 h

Flottille plus hétérogène en termes d’activité, ils ont en commun d’être des unités de petite taille (de 6 à 12 m), exerçant une activité très côtière. Ils utilisent principalement des filets droits encerclants, dérivants ou calés, pour cibler le bar commun, le bar tacheté, le maigre, la dorade royale, le marbré, le sar, les mulets, les bonites…
Dans cette flottille, on trouve aussi les adhérents qui travaillent à l’intérieur du bassin d’Arcachon et à son ouvert, y compris dans les passes. Quelques unités pêchent aussi en estuaire, en particulier la civelle.

Les chalutiers à l’OP

Les chalutiers de fond côtiers

Environ 10 d’adhérents / 15 m de longueur moyenne / marées de quelques jours

Ils pratiquent plusieurs métiers dans l’année et pêchent essentiellement dans le golfe de Gascogne :
- maquereaux, bar, merlan de janvier à mars
- lotte de mars à juin
- seiche, céteau, grande vive, rouget et sole commune de juin à octobre
Toute l’année, les captures sont complétées par des prises accessoires de dorades, mulets, maigre, merlu, tacaud, chinchards, etc.
Ils vendent en criées françaises ou espagnoles.

Les chalutiers de fond hauturiers

Moins de 10 adhérents / 22 m de longueur moyenne / marées de 8 jours

Les chalutiers de fond travaillant au large ciblent toute l’année :
- baudroie
- cardine
Leurs captures sont complétées par des prises de raies, plie, églefin, encornet, etc.
Les chalutiers de fond hauturiers travaillent en Mer Celtique et en Ouest Irlande. Ils débarquent en bases avancées en Irlande mais les produits ne sont pas vendus sur place, ils rejoignent les criées françaises ou espagnoles par camion.

Les chalutiers pélagiques hauturiers

2 paires de chalutiers / 23 m de longueur moyenne / marées de 8 jours

Les chalutiers pélagiques à l’OP sont spécialisés dans la pêche en bœuf :
- maquereau au premier trimestre
- thon blanc (germon) et thon rouge de juin à octobre
- anchois au début de l’été
Les chalutiers pélagiques travaillent soit dans le golfe de Gascogne, soit plus nord, en Mer Celtique et sud-Ouest Irlande.
Ils peuvent également pratiquer une pêche saisonnière seul au chalut de fond.

Les métiers de l’hameçon à l’OP

Le saviez-vous ?

Pêcheurs d’Aquitaine porte la marque « Merlu de ligne de St Jean-de-Luz », à travers laquelle les adhérents impliqués dans la démarche cherchent à valoriser leurs produits.

Accéder au site merlu de ligne

Les palangriers à merlu

Environ 15 adhérents / navires de 8 à 15 m / marées < 24 h

La flottille des palangriers à l’OP est constituée de navires luziens et capbretonnais inférieurs à 15 m. Ils sortent à la journée et pêchent le merlu sur les pentes de la fosse de Capbreton (Gouf), située au large de la côte basco-landaise. Chaque navire embarque plusieurs palangres, soit quelques milliers d’hameçons appâtés de sardines, pour des prises généralement comprises entre 50 et 200 kg par journée de pêche.

Les ligneurs polyvalents

Environ 30 adhérents / 11 m de longueur moyenne / marées < 24 h

La pêche à la ligne à main (mécanisée ou non) et à la traîne est l’activité principale de quelques adhérents (en volume) mais vient le plus souvent compléter l’activité de navires pratiquant la palangre ou le filet en engin principal.
Les principales espèces ciblées sont le thon blanc (germon), le maquereau, le bar, les bonites et le thon rouge.

Les canneurs à thons

Moins de 10 adhérents / navires de 12 à 24 m / marées < 24 h

Les 4 bolincheurs basques exploités à partir des ports d’Hendaye et de Ciboure/Saint Jean-de-Luz, pratiquent en saison la pêche du thon rouge à la canne (juin à septembre) aux appâts vivants. Leur coque est équipée de viviers permettant de conserver plusieurs jours les appâts (chinchards ou anchois selon l’espèce de thon recherchée).
Les thons sont ferrés et remontés à bord un par un.
Ils travaillent dans la partie sud du golfe de Gascogne.

Germon certifié MSC !

Notre pêcherie de thon blanc à la canne et à la ligne de traine est certifiée MSC depuis juillet 2024

Germon certifié MSC !

Notre pêcherie de thon blanc à la canne et à la ligne de traine est certifiée MSC depuis juillet 2024

Les bolincheurs à l’OP

Environ 10 adhérents / navires de 10 à 24 m / marées < 24 h

On distingue deux métiers au sein de l’OP :
- Les bolincheurs ciblant la sardine et l’anchois et opérant dans le nord du Golfe de Gascogne au départ de ports bretons
- Les bolincheurs ciblant les chinchards, les maquereaux et la sardine, qui travaillent depuis Hendaye ou Saint Jean-de-Luz

Bien d'autres métiers

De nombreux autres métiers sont pratiqués par les adhérents de l’OP, à titre principal ou accessoire : casiers à seiche ou à crustacés, nasse et verveux à anguille, tamis à civelle, pots à poulpes, ramassage des algues…

Il faut souligner la grande polyvalence de certains navires qui mettent en œuvre plusieurs engins différents dans l’année, voir au cours de la même marée. il s’agit en particulier des plus petites unités (moins de 10 mètres) qui misent sur la polyvalence pour compenser leur faible rayon d’action.

A l’échelle de Pêcheurs d’Aquitaine, la diversité des pratiques mène au débarquement de plus de 150 espèces différentes chaque année.