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UN PIQUE-PRIX

Les textes européens relatifs au contrôle des Pêches, à l’Organisation Commune des Marchés (OCM) et à l’Information des Consommateurs (INCO) fixent les mentions obligatoires qui doivent être portées à la connaissance du consommateur final lorsqu’il achète des produits de la pêche non transformés, vivants ou réfrigérés. Sont concernés les poissons, mollusques et crustacés : entiers, éviscérés, filetés, décortiqués, … ou éventuellement salés, séchés, fumés… Toutes les mentions obligatoires peuvent être données par affichage sur le lieu de vente. Les supports d’affichage comme les étiquettes, les ardoises ou les pique-prix doivent être clairement liés au produit concerné. Une indication fausse, mensongère ou injustifiée est susceptible de constituer un délit de « pratique commerciale trompeuse » selon le Code de la consommation.

« Le détaillant a l’obligation de fournir au consommateur final un certain nombre d’informations sur le produit et son origine. Le pêcheur qui vend tout ou partie de sa production directement au consommateur final est soumis à la même obligation » 

« Le détaillant a l’obligation de fournir au consommateur final un certain nombre d’informations sur le produit et son origine. Le pêcheur qui vend tout ou partie de sa production directement au consommateur final est soumis à la même obligation » 

LA DÉNOMINATION COMMERCIALE

Chaque espèce doit être présentée sous sa dénomination commerciale officielle. C’est la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) qui fixe les listes des dénominations commerciales admises.

LE NOM SCIENTIFIQUE

Le nom scientifique de l’espèce doit accompagner le produit à tous les stades de sa distribution, jusqu’au consommateur final. Les noms scientifiques des espèces sont référencés par le système international d’informations FishBase.

LA MÉTHODE DE PRODUCTION

La mention « pêché en… » doit être indiquée pour informer le consommateur qu’il achète un produit de la pêche maritime, par opposition aux produits d’élevage ou de la pêche en eaux douces.

LA ZONE DE CAPTURE

Pour les captures effectuées dans la zone FAO 27 « Atlantique Nord-Est », la mention plus précise de la sous-zone ou de la division de pêche de la FAO doit être donnée au consommateur final.

LA CATÉGORIE D’ENGIN DE PÊCHE

L’annexe III du règlement OCM liste 7 catégories d’engin de pêche à mentionner : sennes, chaluts, filets maillants et filets similaires, filets tournants et filets soulevés, lignes et hameçons, dragues, casiers et pièges.

Les pêcheurs peuvent vendre en direct leur production au consommateur final sous la forme de colis de la mer. C’est le cas par exemple quand ils livrent les AMAP ou les RUCHES.
La vente en mélange d’espèces est autorisée et la liste des mentions obligatoires doit être indiquée pour chaque espèce présente dans le colis. Les informations communes à plusieurs espèces peuvent être regroupées.

Quand le pêcheur propose des produits à la vente au moyen d’une technique de communication à distance (site internet, démarchage par mail…), il doit fournir les mentions obligatoires avant la conclusion de la transaction.

Le prix est généralement exprimé en euros par unité de mesure (prix au kilogramme) mais le pêcheur peut également afficher un prix à la pièce.
La vente en mélange étant autorisée, le pêcheur a également la possibilité de proposer à la vente des produits « en lot ». Il a alors l’obligation d’afficher le prix du lot complet. Ex : 5 soles pour 20 €. Panier assortiment de la mer 30 €.

Espace ADHÉRENTS

Retrouvez plus d’infos sur l’information obligatoire du consommateur final, à destination notamment des adhérents pratiquant la vente directe au détail

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Les informations

COMPLÉMENTAIRES FACULTATIVES

Outre les informations obligatoires requises en vertu de la réglementation, des indications plus précises ou complémentaires peuvent être fournies à titre facultatif, à condition qu’elles soient claires et non équivoques, et qu’elles puissent être vérifiables.

« Les informations supplémentaires ne doivent pas créer la confusion pour le consommateur et ne se substituent pas aux mentions obligatoires » 

Cela suppose pour le vendeur de mettre en place une traçabilité complémentaire permettant la vérification des allégations mises en avant. Les informations facultatives ne doivent en outre pas empiéter sur l’espace réservé aux informations obligatoires sur le support d’affichage.

Ces mentions peuvent par exemple porter sur l’origine des produits comme la date de capture ou de débarquement, les pratiques de pêche, le nom du navire, sa taille ou encore son rayon d’action et une zone de production plus précise. Elles peuvent aussi fournir des informations environnementales, d’ordre éthique et social ou encore évoquer le contenu nutritionnel des produits.

Par ailleurs un pêcheur impliqué dans une démarche collective d’identification de ses produits par l’apposition d’une marque ou d’un label doit se référer aux conditions d’utilisation de la marque ou du label prévues dans le cahier des charges de la démarche. 

Un pêcheur impliqué dans une démarche privée d’identification de ses produits par l’apposition d’une marque propre doit être en mesure de prouver l’allégation qu’il met en avant.

Les démarches

DE VALORISATION

Les marques et labels sont autant d’outils à disposition de l’ensemble des acteurs de la filière pêche pour faire valoir leurs bonnes pratiques professionnelles. Chaque démarche poursuit un ou plusieurs objectifs : apporter de la visibilité au consommateur final sur les démarches environnementales, sociales ou sociétales associées, garantir la qualité, la fraîcheur ou l’origine d’un produit ou encore valoriser une pratique particulière.

« Envie de mieux comprendre une démarche ? Lisez le cahier des charges associé ! » 

Les démarches de différenciation entre les produits peuvent aussi n’être destinées qu’au BtoB (Business to Business), c’est à dire qu’elles n’ont pas vocation à être support de communication auprès du consommateur final mais viennent identifier les produits au moment des transactions entre les acteurs professionnels de la filière.

Les pêcheurs peuvent souhaiter intégrer une démarche pour répondre aux exigences du marché et conserver leurs débouchés, notamment vers la conserverie et en particulier quand leurs produits non labellisés se trouvent en concurrence avec des produits identiques labellisés.

« A côté de ces démarches et marques collectives, chaque pêcheur a le droit de créer sa propre marque privée, il doit alors être en mesure de prouver les allégations qu’il met en avant le cas échéant » 

Pavillon France est une marque portée par l’association France Filière Pêche qui concerne l’ensemble des opérateurs de la commercialisation des produits de la pêche française.
Le produit de la mer portant la marque Pavillon France est garanti débarqué en France par un bateau battant pavillon français.
La qualité et la fraîcheur des produits doivent répondre au cahier des charges respecté par chaque maillon de la filière.

La marque collective Filière IKEJIME encadre et promeut la pratique d’une technique d’abattage manuel du poisson venue du Japon. L’association porteuse de la marque organise des formations professionnelles pour l’obtention d’agréments IKEJIME : L’agrément MER : pour les pêcheurs qui réalisent l’abattage en mer, L’agrément TERRE pour les pêcheurs, mareyeurs ou halle à marée qui réalisent l’abattage à terre, L’agrément CRIÉE pour les halles à marée qui commercialisent les produits FILIÈRE IKEJIME. Les poissons ainsi préparés sont pin’sés (étiquetés individuellement).

Les poissons pêchés à l’hameçon par les ligneurs de Nouvelle-Aquitaine peuvent être pin’sés avec la marque créée par l’Association de PROmotion des produits de la MER (APROMER), sous réserve de respecter le cahier des charges et d’adhérer à la démarche.

Certaines espèces de qualité supérieure pêchées au filet par des bateaux de Nouvelle-Aquitaine (de – 12 mètres) réalisant des marées courtes peuvent être pin’sées avec la marque créée par l’Association de PROmotion des produits de la MER (APROMER), sous réserve de respecter le cahier des charges et d’adhérer à la démarche.

Le label rouge Poissons bleus de Bretagne identifie la sardine et le thon blanc de qualité supérieure destinés à la conserverie.
Concernant la sardine, il garantit un produit pêché à la bolinche, de fraicheur extra, non surgelé, avec emboitage en moins de 48h, et un taux de matière grasse supérieur à 8%, 4 à 6 sardines par boite et affinage de 4 mois minimum avant la vente.
Les bolincheurs bretons adhérents de Pêcheurs d’Aquitaine intègrent cette démarche pour la sardine.
Concernant le thon blanc (germon), le label garantit…
Les chalutiers pélagiques bretons adhérents de Pêcheurs d’Aquitaine intègrent la démarche pour le thon blanc.

Cette marque, créée par Pêcheurs d’Aquitaine, s’accompagne d’un cahier des charges dont les règles concernent les lieux de pêche, la technique de pêche, la qualité, le conditionnement et l’étiquetage individuel des produits.
Les principaux critères à respecter pour l’adhérent :
Des marées courtes et – de 12 heures entre la capture et la mise sous criée. Le lieu de pêche se situe exclusivement dans la zone géographique dite du Gouf de Capbreton pour le merlu
et le long de Côtes Basque et Sud landaise pour les autres poissons à la ligne, dont le bar. Les poissons sont pêchés exclusivement à la ligne (palangre) et remontés vivants.